Réveils nocturnes : 5 clés pour se rendormir

La pleine lune, une surcharge de boulot, il y a mille et une bonnes raisons de se remettre à penser en pleine nuit. Trop chaud, un rêve agité, besoin d’un pipi et boom le cerveau se remet en marche. Peu importe le motif de votre réveil, d’ailleurs a-t-on vraiment besoin de la connaitre pour apprendre à se rendormir ?

Les matins se suivent et se ressemblent : la sonnerie d’un réveil qui vient rompre l’apaisement que vous avez mis des heures à retrouver, l’esprit embrumé, pas d’énergie, les yeux collés… c’est l’heure, il faut sortir du lit, allez courage, il faut se lever ! …

Une journée qui commence dans une mauvaise énergie, envie de rien, même pas de déjeuner, encore moins de parler, la fatigue est là, entrainant une hypersensibilité émotionnelle et sensorielle, des troubles de l’attention et de concentration.  

La fatigue et l’injustice… Comment font ces gens qui sont toujours frais et disponible après une bonne nuit de sommeil ? Et moi, pourquoi je me réveille toujours en pleine nuit ? Il est 3h, parfois 4, et quand il est 5 heures, alors là, c’est pire…  

Première étape : sortir du cercle vicieux

Commencez par comptabiliser le nombre d’heures passées à dormir. C’est le principe de la pensée positive ou du verre à moitié plein. Si vous voulez sortir d’un problème, arrêtez de le regarder et orientez votre cerveau vers ce que vous voulez.

Faites croitre ce chiffre chaque jour et félicitez-vous de toutes les petites victoires. Vous pouvez faire des croix sur le calendrier à chaque fois que vous avez assez dormi. On enclenche ainsi un élan de résolution.

Deuxième étape : le lâcher-prise n’est pas un bouton ‘’on-off’’

Le cerveau est en perpétuelle activité, jour et nuit. Il n’a pas de bouton ‘’pause’’. La nuit, quand nous dormons, il fait le tri dans les informations captées en journée : des infos sensorielles, des données intellectuelles, conjoncturelles, des émotions … qui produisent nos rêves. Au moindre réveil, c’est le cerveau logique qui reprend le dessus. Il suffit d’une étincelle et c’est parti, ou plutôt, c’est reparti ! Vous pourriez commencer votre journée de travail !

Troisième étape : dis-moi qui tu es, je te dirai comment tu dors

Nous ne sommes pas tous égaux. Certains sont plus anxieux que d’autres. Souvent plus attentionnées et plus empathiques, ces personnes réfléchissent beaucoup, analysent, se mettent à la place de leur entourage, se posent des questions pendant que d’autres dorment sur leurs deux oreilles. Elles captent plus d’informations en journée. Et la nuit, lorsque tout est calme, l’environnement est propice à la réflexion. 

Quatrième étape : stopper le flux des pensées

Pour lâcher prise sur les pensées envahissantes, il existe une solution : focaliser sur autre chose. Rappelez-vous, étape numéro 1 : orienter le cerveau vers ce que l’on veut. Nous allons donc choisir la nature de nos pensées : apprendre à chasser les idées parasites, faire de la place aux inspirations agréables, et s’appuyer sur notre respiration.

Voici 5 clés 🗝 🗝 🗝 🗝 🗝️ pour rétablir un bon sommeil

  1. Restaurer une relation positive avec vos nuits : pendant quelques jours, notez au réveil combien de temps, vous avez dormi et ce que vous avez fait quand vous étiez réveillé : j’ai repassé, j’ai lu, j’ai préparé ma réunion…
  2. Pour compenser le manque de sommeil, introduisez des temps de pause en journée. De courtes sessions, comme la pause de retour au calme ou la sieste flash. Toujours de courtes durées, elles rajoutent du crédit d’énergie à vos batteries et évitent l’épuisement.
  3. Favorisez la qualité de votre sommeil par un environnement dédié : une température à 18°, une chambre sans ordinateur, un lit assez large, un bon matelas, quelques étirements avant de dormir pour relâcher les tensions et une activité calme comme la lecture ou écouter une musique douce. Attention, les écrans et la radio stimulent des aires du cerveau qui sont antinomiques avec le sommeil. 
  4. Entrainez-vous à chasser les pensées parasites, vous pouvez noter sur un papier ce qui vous encombre jusqu’à ce qu’il n’y ait plus rien à écrire. Dès que vous bâillez ou que les yeux piquent, cessez et prenez quelques respirations profondes pour attraper le train du sommeil. Il existe aussi des techniques de spécifiques pour s’entrainer à éloigner ces idées envahissantes sans sortir de son lit.
  5. Quand le cerveau résiste. Parfois, vous sentez que le corps est fatigué, mais le cerveau vous tient en tension, en mode gardien de phare. C’est typique d’un stress chronique qui maintient votre vigilance en alerte et raccourcit le nombre d’heures de sommeil au strict minimum. Il est possible de rééduquer son cerveau par des techniques de relaxation, de méditation et de lâcher-prise. Il n’y a pas de bonne ou de mauvaise méthode, prenez le temps de trouver celle qui vous correspond.

Enfin, gardez courage et espoir. Tout comme le stress et la résistance se sont installés dans la durée, vous mettrez un certain temps à rééduquer votre sommeil, mais ça marche. Je vous le garantis. 

Votre sommeil est précieux, il est même vital. C’est votre premier allié Qualité de Vie au Travail. 

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Florence Leboucher

Sophrologue certifiée et spécialisée en gestion du stress et mieux-être au travail. J'accompagne les professionnels et les particuliers à retrouver une meilleure qualité de vie.

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